j'ai choisi de parler ici de Thémis, ton chien, devenu beaucoup le notre, en mon nom comme en celui de ta mère, de tes soeurs et de toute les familles Finas & Vautrin, j'ai voulu en parler à vous tous sur ce forum. Je vais essayer de le faire, sans sensiblerie, sans mièvrerie ...
Thémis (les Romains l'appellent Justitia) est une épouse de Zeus ; sur l'Olympe elle préside à l'ordre universel aux serments et à la justice ; ses attributs sont le Glaive et la Balance. Moi c'est Bernard, le père de Julien (FINAS), maître de Thémis, euthanasiée. Je suis médecin généraliste en Lorraine depuis plus de trente ans, en « zone sensible » quant à la rage. J'ai toujours respecté et fait respecter la législation faisant obligation des examens vétérinaires des animaux mordeurs (jusqu'à provoquer l'intervention des autorités au domicile des maîtres en cas de refus de s'y conformer.) Il y a 6 ans, j'accompagne Julien venu choisir son chien dans un élevage de border-collies dans la ville où j'exerce ; nous passons la soirée dans l'appartement de ma deuxième fille, Caroline, immédiatement conquise par la boule de poils qui courre (et pisse) partout ; je m'amuse à lui foutre la trouille avec un jouet mécanique, elle part se cacher (et pisser) sous la couette. Je suis un peu remué, moi qui suis plus chat que chien (et pisse de rire.) Le chiot grandit, Julien avec. Elle devient le bâton de pèlerin, la compagne de fortune (et d'infortunes) de mon fils.. Je suis rassuré loin de lui, par la distance et nos divergences (nous n'avons pas les mêmes vues sur beaucoup de choses, moi de droite et donc un peu facho, hein Julien), de savoir la chienne à ses côtés. Quand je suis fâché avec mon fils, je parle à Thémis « dis à ton maître qu'il est vraiment trop c.. » ; alors la petite mère s'affale devant moi, pose son museau sur mes pieds, lève les yeux et répond (je l'entend) « tu n'as qu'a lui dire toi même... » (en fait elle pense « c'est celui qui dit qui y est », et ça aussi je l'entend.) Thémis va, sans aucune man½uvre (pas comme nous, les humains, maîtres en la matière) se faire aimer de tout le monde, de Florence mon autre fille, de notre famille (comme vient de me l'écrire Françoise, ma belle-s½ur, « ici on adorait ce chien, de 0 à 77 ans »), et ... de moi. En Savoie, où nous nous retrouvons l'été, elle partage ces immenses moments de joie pudique et souvent enivrée, parfois d'un ½il critique (je vous le jure) elle qui ne boit pas une goutte d'alcool. A l'insu de son maître (Julien est sévère, un peu facho même) nous la gâtons d'un sucre, d'une chipolata, d'un chocolat de ménage, d'un rogaton de tomme (substances illicites, hein bonhomme.) Elle devient la compagne de jeu des cousins, neveux, petits-neveux, des patriarches (à une bonne quarantaine, quand nous sommes seuls, nous formons une véritable communauté de marginaux de professions considérées comme honorables par le politiquement correct : Lépin-le-lac, c'est pas loin de Montestruc (ces jeunes ne sont pas des marginaux, simplement des originaux qui mènent une existence non pas à part mais à côté : J'ai pris avec eux, un soir de septembre, un bain de fraîcheur et de jouvence, qui m'a rappelé mes années d'étudiant...)
Et donc voilà, Thémis est morte de la rage qu'elle n'avait pas, de la peur inspirée et savamment entretenue par les gens bien intentionnés. Thémis est exécutée non coupable, et comme Julien, j'enrage de rage. Où est la présomption d'innocence ? « Notre » Thémis, qui dans la Grèce antique personnifiait le Droit et la Justice, ironie du sort, symbolise aujourd'hui les abus du droit et ses injustices. Vous pourrez tourner tout ça dans tous les sens : ces chiens ont été assassinés, meurtres commis dans et justifiés pour l'inconscient collectif, exécutions sommaires sans autre forme de procès, d'êtres innocents, aimants, attachants, intelligents. Le droit qui a conduit à ces exactions, est inique, ignoble, scélérat, irresponsable alors qu'il prétend être le contraire.
Mon fils, pour ne pas te plaire, je cite Duteil :
Quel testament, quel évangile
Quelle main aveugle ou imbécile
Peut condamner tant d'innocence
À tant de larmes et de souffrances?
Et, pire, Sardou :
A la volonté du peuple
Et à la santé du progrès,
Remplis ton c½ur d'un vin rebelle
Et à demain, ami fidèle.
Nous voulons faire la lumière
Malgré le masque de la nuit
Pour illuminer notre terre
Et changer la vie.
L'écriture est - elle porteuse d'une charge virale ? Les exigences de justice et de vérité sont – elles contagieuses ? Vous, les pouvoirs publics, les décideurs, écoutez les, écoutez nous :
Dans vos sommeils de somnifères
Où vous dormez les yeux ouverts
Laissez souffler pour un instant
La magie de vos c½urs d'enfants...
Thémis, nous te pleurons, Julien, nous sommes fiers de toi ; jeunes gens continuer votre combat, nous sommes avec vous, nous ne les laisserons pas, à votre tour, vous abattre ...
Thémis (les Romains l'appellent Justitia) est une épouse de Zeus ; sur l'Olympe elle préside à l'ordre universel aux serments et à la justice ; ses attributs sont le Glaive et la Balance. Moi c'est Bernard, le père de Julien (FINAS), maître de Thémis, euthanasiée. Je suis médecin généraliste en Lorraine depuis plus de trente ans, en « zone sensible » quant à la rage. J'ai toujours respecté et fait respecter la législation faisant obligation des examens vétérinaires des animaux mordeurs (jusqu'à provoquer l'intervention des autorités au domicile des maîtres en cas de refus de s'y conformer.) Il y a 6 ans, j'accompagne Julien venu choisir son chien dans un élevage de border-collies dans la ville où j'exerce ; nous passons la soirée dans l'appartement de ma deuxième fille, Caroline, immédiatement conquise par la boule de poils qui courre (et pisse) partout ; je m'amuse à lui foutre la trouille avec un jouet mécanique, elle part se cacher (et pisser) sous la couette. Je suis un peu remué, moi qui suis plus chat que chien (et pisse de rire.) Le chiot grandit, Julien avec. Elle devient le bâton de pèlerin, la compagne de fortune (et d'infortunes) de mon fils.. Je suis rassuré loin de lui, par la distance et nos divergences (nous n'avons pas les mêmes vues sur beaucoup de choses, moi de droite et donc un peu facho, hein Julien), de savoir la chienne à ses côtés. Quand je suis fâché avec mon fils, je parle à Thémis « dis à ton maître qu'il est vraiment trop c.. » ; alors la petite mère s'affale devant moi, pose son museau sur mes pieds, lève les yeux et répond (je l'entend) « tu n'as qu'a lui dire toi même... » (en fait elle pense « c'est celui qui dit qui y est », et ça aussi je l'entend.) Thémis va, sans aucune man½uvre (pas comme nous, les humains, maîtres en la matière) se faire aimer de tout le monde, de Florence mon autre fille, de notre famille (comme vient de me l'écrire Françoise, ma belle-s½ur, « ici on adorait ce chien, de 0 à 77 ans »), et ... de moi. En Savoie, où nous nous retrouvons l'été, elle partage ces immenses moments de joie pudique et souvent enivrée, parfois d'un ½il critique (je vous le jure) elle qui ne boit pas une goutte d'alcool. A l'insu de son maître (Julien est sévère, un peu facho même) nous la gâtons d'un sucre, d'une chipolata, d'un chocolat de ménage, d'un rogaton de tomme (substances illicites, hein bonhomme.) Elle devient la compagne de jeu des cousins, neveux, petits-neveux, des patriarches (à une bonne quarantaine, quand nous sommes seuls, nous formons une véritable communauté de marginaux de professions considérées comme honorables par le politiquement correct : Lépin-le-lac, c'est pas loin de Montestruc (ces jeunes ne sont pas des marginaux, simplement des originaux qui mènent une existence non pas à part mais à côté : J'ai pris avec eux, un soir de septembre, un bain de fraîcheur et de jouvence, qui m'a rappelé mes années d'étudiant...)
Et donc voilà, Thémis est morte de la rage qu'elle n'avait pas, de la peur inspirée et savamment entretenue par les gens bien intentionnés. Thémis est exécutée non coupable, et comme Julien, j'enrage de rage. Où est la présomption d'innocence ? « Notre » Thémis, qui dans la Grèce antique personnifiait le Droit et la Justice, ironie du sort, symbolise aujourd'hui les abus du droit et ses injustices. Vous pourrez tourner tout ça dans tous les sens : ces chiens ont été assassinés, meurtres commis dans et justifiés pour l'inconscient collectif, exécutions sommaires sans autre forme de procès, d'êtres innocents, aimants, attachants, intelligents. Le droit qui a conduit à ces exactions, est inique, ignoble, scélérat, irresponsable alors qu'il prétend être le contraire.
Mon fils, pour ne pas te plaire, je cite Duteil :
Quel testament, quel évangile
Quelle main aveugle ou imbécile
Peut condamner tant d'innocence
À tant de larmes et de souffrances?
Et, pire, Sardou :
A la volonté du peuple
Et à la santé du progrès,
Remplis ton c½ur d'un vin rebelle
Et à demain, ami fidèle.
Nous voulons faire la lumière
Malgré le masque de la nuit
Pour illuminer notre terre
Et changer la vie.
L'écriture est - elle porteuse d'une charge virale ? Les exigences de justice et de vérité sont – elles contagieuses ? Vous, les pouvoirs publics, les décideurs, écoutez les, écoutez nous :
Dans vos sommeils de somnifères
Où vous dormez les yeux ouverts
Laissez souffler pour un instant
La magie de vos c½urs d'enfants...
Thémis, nous te pleurons, Julien, nous sommes fiers de toi ; jeunes gens continuer votre combat, nous sommes avec vous, nous ne les laisserons pas, à votre tour, vous abattre ...
